Je n’avais plus envie de dormir…

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Amateur

Je n’avais plus envie de dormir…Il √©tait encore trois heures du matin et je n’arrivais plus √† dormir. L’appartement √©tait silencieux, seuls le tic-tac r√©gulier de l’horloge et les ronronnements de l’aquarium donnaient lieu √† une pr√©sence.Je n’avais plus envie de dormir, une nouvelle fois l’insomnie frappait.Prudemment, je me levais, quittant le lit o√Ļ mon √©pouse dormait.Arriv√© en bas, l’envie se renfor√ßait. Et ouvrant doucement le placard, je sortais de sa cachette la combi mauve dont j’avais tant envie…Nu, je commen√ßais √† l’enfiler, sentant peu √† peu cette seconde peau me recouvrir… Peu √† peu, cette nouvelle peau mauve montait sur moi, couvant une premi√®re jambe, puis l’autre… Les fesses disparurent √† leur tour, gain√©es d√©sormais de cette peau mauve…Pench√© en avant, j’engageais alors le bras droit dans la manche appropri√©e, puis le gauche, sentant d√©sormais un nouveau toucher au bout des doigts. Le reste fut rapide et ce qui restait de moi disparut √† son tour sous l’√©toffe douce. J’√©tais enfin redevenu cette poup√©e √©trange qui me plaisait tant d’√™tre…Assise devant l’ordinateur, je passais quelques temps sur divers sites mais rien ne m’attirait vraiment. Surprise par l’aquarium qui, dans le silence de la nuit, √©mis quelques gargouillis plus forts que d’habitude, je me retournais vivement, avec la peur au ventre d’avoir √©t√© surprise.Ouf ! Il n’en √©tait rien… Seul le poisson me fixait de ses yeux ronds, seul t√©moin de mes activit√©s nocturnes. Mon regard se porta alors sur le cadeau que j’avais fait quelques jours √† mon √©pouse, une jolie paire de bottines, fa√ßon 1900. Faisant √† peu pr√®s la m√™me taille et la m√™me pointure qu’elle, j’avais la chance de pouvoir profiter de sa garde-robe quand l’envie de para√ģtre f√©minine me tentait. Et l√†, l’envie me titilla.Quelques instants apr√®s, je trottais avec ces bottines et louchais terriblement vers un bustier noir. La poup√©e mauve que j’√©tais ne r√©sista pas. Peu √† peu, elle s’habilla et je finissais par porter en plus, une paire de bas noirs √† r√©silles, dimp-up, de longs gants noirs aussi et ce bustier sur cette seconde peau.Je me sentais si bien, presque euphorique que je commen√ßais √† envisager de faire une b√©tise… Jamais je n’avais quitter la qui√©tude de mon appartement lors de ces envies travesties. L√†, il √©tait trois heures du matin, il faisait nuit noire, tout √©tait silencieux…Tremblant depuis les talons des bottines de mon √©pouse, terriblement exit√©e, j’allais faire un tour sur le palier, franchissant pour la premi√®re fois une fronti√®re singuli√®re…J’avais peur, tr√®s peur mais cette terreur me procurait de d√©licieux frissons en hantant dans le noir le couloir proche…Les premiers m√®tres furent les plus longs √† franchir. La fronti√®re si s√©curisante qu’√©tait la porte de mon appartement √©tait si attirante, m√™me si elle s’√©loignait peu √† peu.La lueur verte des indicateurs d’√©vacuation donnait √† mon corps de poup√©e mauve une allure spectrale. Je souriais sous le masque imperturbable mauve de la cagoule en pensant que l’immeuble √©tait d√©sormais hant√©, par un spectre hermaphrodite.J’avan√ßais √† petit pas, savourant pleinement la tension des bas almanbahis giriŇü sur les cuisses, la pression du bustier sur ma poitrine et les caresses que me donnaient les deux mains gain√©es de noir au del√† du coude. Pour le reste je sentais le galbe du lycra mauve qui se tendait √† chaque de mes mouvements, creusant mon dos, se plaquant sur les fesses que je sentais d√©licieusement moul√©es.J’avais quitt√© la s√©curit√© relative de la proximit√© de ma porte et j’arrivais sur le pallier, g√©ant, b√©ant dont les multiples baies vitr√©es invitaient la lueur de la pleine lune √† venir me d√©voil√©e, r√©v√©lant dans la lumi√®re crue le spectre mauve.C’√©tait une nouvelle fronti√®re et je n’osais aller plus loin, ne voulant pas m’exposer √† la lumi√®re s√©l√®ne. A regret, malgr√© ma fiert√© t√©m√©raire des quelques m√®tres du couloir, je regagnais ce dernier, redevenant ce spectre verd√Ętre.J’√©tais toujours aussi excit√©e, terriblement excit√©e, et une nouvelle folie m’envahit. La rampe d’escalier formait une pente et une surface attirante, je ne sais pourquoi. Je me collais contre elle, totalement lov√©e, telle une singuli√®re danseuse de barre danse.Transpos√©e dans un autre univers, rempli de sensations √©rotiques, puissantes, ardentes, j’√©tais prise d’une fr√©n√©sie explosives. Une si sensuelle chaleur m’envahit tandis que j’explosais sur cette rampe en retenant mes g√©missements de plaisir intense…Quelques secondes apr√®s avoir repris sens √† cette vie mat√©rielle, le spectre mauve regagna son antre, tentant de faire disparaitre les traces de son plaisir… le sommeil devant reprendre ses droits…Cette qui√©tude ne dura gu√®re. La cinqui√®me nuit marqua le retour de la poup√©e mauve. J’√©tais de nouveau r√©veill√©, clair d’esprit, seulement berc√© par des envies bien pr√©cises…De nouveau la transformation s’op√©ra devant mon t√©moin muet comme une carpe, dont il √©tait un cousin. Les gros yeux ronds fixaient cette cr√©ature √©trange qui se couvrait peu √† peu de cette seconde peau. Mes mains d√©sormais couvertes de cette √©toffe mauve glissaient le long de mon corps, me procurant de d√©licieuses sensations √©rotiques o√Ļ les fantasmes prenaient corps.Rapidement, je remettais ces bas, ces bottines, ce corset, ces gants, compl√©tant ainsi la tenue qui m’avait tant envout√©” quelques nuits avant. J’√©tais l√†, debout, perch√©e sur ces talons, √† la fois d√©tendue et si excit√©e.La porte √©tait l√†, invitant √† une autre sortie envo√Ľtante, celle de redevenir ce spectre sous la lueur verte…J’√©coutais un bref instant et la d√©cision fut vite prise. Le silence allait devenir de nouveau mon complice. La porte s’ouvrit lentement et la poup√©e commen√ßa alors √† trotter dans le couloir, allant chercher la lumi√®re lunaire… Tel le papillon de nuit sorti enfin de sa chrysalide, la lumi√®re m’attirait et telle ce papilon, je ne savais pas encore que j’allais m’y br√Ľler…J’√©tais bien, totalement surexcit√©e, sur le grand palier de l’immeuble. Dehors, les lampadaires √©taient √©teints par mesure d’√©conomie d’√©nergie, ce qui me convenait tr√®s bien. Soudain, l’odieuse lumi√®re √©lectrique dispersa toute cette magie et je devenais folle d’inqui√©tude. En bas, la porte de almanbahis g√ľvenilirmi l’immeuble s’√©tait ouverte et des pas rapides gravissaient l’escalier, menant tout droit vers le palier o√Ļ j’√©tais…La panique me prit et je me mis √† courir, faisant claquer les talons sur le sol dall√©. Derri√®re moi, les pas gagnaient…Un dernier bond et je me trouvais enfin devant ma porte. A mon grand soulagement, elle s’ouvrit sans un bruit et je plongeais derri√®re elle, regagnant la s√©curit√© de mon apprtement. Affol√©e, paniqu√©e, essouffl√©e, je cherchais √† reprendre mon souffle et je tremblais √† l’id√©e d’avoir √©t√© vue…Le temps passa. L’exp√©rience avait √©t√© forte, tr√®s forte, trop forte. Aussi les affaires de la poup√©e mauve rest√®rent quelques temps, un long temps dans la cache du placard de l’entr√©e, derri√®re le double-fond que j’avais install√©. S’y trouvaient d√©j√† les effets que je voulais garder secrets, comme les bas, gants, robe courte et cagoule en latex noir que j’aimais porter de temps en temps. S’y trouvaient aussi quelques accessoires capables de modifier les contours de la silhouette et d’autres phalliques que mon intimit√© connaissait si bien…Le temps passa. L’exp√©rience avait √©t√© forte, tr√®s forte et le “trop” commen√ßait √† dispara√ģtre devant l’envie qui revenait doucement, inexorablement.Cela faisait plus d’un mois que je n’avais pas franchi de nouveau cette douce barri√®re et la poup√©e mauve voulait sortir de sa cage. La nuit suivante marqua sa lib√©ration.Il devait √™tre trois heures du matin et la transformation reprit. Sous la peau mauve, j’avais fix√© cette fois ci les proth√®ses de latex qui me donnaient d√©j√† une allure f√©minine. La peau mauve les recouvrit, ne laissant appara√ģtre que la rondeur des formes et la trace saillante des t√©tons qui pointaient sous l’√©toffe.Je me sentais bien, le fantasme tant d√©sir√© avait enfin repris vie.J’avais de nouveau sur moi les bottines, les bas r√©silles accroch√©s √† ce corset, me procurant de douces sensations le long des cuisses gain√©es de mauve et ces longs gants, redonnant ainsi une bichromie √† cette poup√©e.De mauve et noir, j’√©tais couvert et la poup√©e se sentait pr√™te √† franchir de nouveau la Porte. Avec le temps pass√©, elle avait pris une majuscule cette Porte. Objet de peur et d’excitation, elle avait pris pour moi une autre nature, s’ouvrant d√©sormais sur le monde de mes fantasmes.Et de fantasmes √† fant√īme, il n’y a que quelques pas √©tymologiques, ce qui n’emp√™cha pas la poup√©e de trembler une nouvelle fois en d√©ambulant sous la lumi√®re verte des boitiers de secours.Je ne sais pas combien de temps je suis rest√©e l√†, avan√ßant jusqu’au palier. La Lune, cette fid√®le complice de mes nuits en zentai, avait disparu, ne laissant qu’un tr√®s fin croisant mourant. La lumi√®re blanch√Ętre de cette complice ne me manquait pas, j’osais marcher de nouveau sur ce palier, faisant r√©sonner dans le silence de la nuit le doux claquement de mes talons…J’√©tais bien, seule, tremblante de peur et d’excitant dans ma seconde peau mauve et la rampe m’appela de nouveau, avide de mon contact et √† la sensualit√© non retenue…Peu de temps apr√®s, enfin apais√©e almanbahis yeni giriŇü par l’explosion des sens, je rentrais chez moi, me pr√©parant √† la normalit√©. Encore port√©e par les derni√®res sensations √©rotiques, je regardais passivement l’√©cran de l’ordinateur rest√© allum√©.Sur la messagerie web connect√© sur l’adresse employ√©e pour mes fantasmes et mes activit√©s occultes et nocturnes, un mail m’attendait. De m√©diocres photos en noir et blanc comme issues d’une cam√©ra plong√©e dans l’ombre accompagnaient ce mail mais ce qui me plongea dans l’horreur √©tait le fait que c’√©tait moi, en poup√©e lascive mauve et noire, qui apparaissait sur ces clich√©s…Paniqu√©e, je regardais qui m’avait envoy√©e ces photos. L’adresse ne m’√©tait pas inconnue. C’√©tait celle d’une amie que je m’√©tais faite sur le web. Nous avions partag√© quelques discussions par msn dont certaines avaient √©t√© suivies de caresses indirectes, parfois en vid√©o… J’avais aim√© ces s√©ances o√Ļ nous nous avions livr√© nos intimit√©s r√©ciproques, o√Ļ nous avions partag√© quelques peines et difficult√©s √† vivre nos envies. J’avais terriblement aim√© me montrer √† ses yeux, via la webcam, m’exposant ainsi √† son regard tandis que je me livrais enti√®rement √† mes jouets. J’avais ador√© voir son corps couvert lui aussi de nylon, de lycra ou, parfois, de latex, onduler de plaisir. Malgr√© les envies, malgr√© la tentation, je n’avais jamais os√© la rencontrer. Je connaissais la puissance de mes envies, de mes pulsions et je savais que je ne pouvais pas r√©sister, une fois ce pas franchi, √† lui appartenir.Un autre mail arriva sur le champ et comportait ces mots.”Je suis d√©sol√©e, ma ch√©rie. J’ai commis une erreur. Je ne veux pas t’effrayer mais je suis heureuse de pouvoir enfin te conna√ģtre. Nous nous connaissons sous une autre identit√©, celles de ces jours o√Ļ nous nous croisons parfois dans l’immeuble…Quand je t’ai surprise l’autre nuit, j’ai su tout de suite qui j’avais d√©couverte. Mais je n’osais pas te le dire. J’ai esp√©r√© te revoir ainsi et j’ai attendu jusqu’√† cette nuit.Va voir ta porte, je suis l√†, je t’aime…Jane”J’√©tais sid√©r√©e… Totalement stup√©faite, tremblant encore sous le choc. J’avais toujours peur mais la terreur qui m’habitait avant s’√©tait transform√©e juste en une peur que je pouvais contr√īler d√©sormais.Je savais qu’elle n’avait pas menti, je savais qu’elle m’attendait derri√®re la porte, dans le couloir, s’exposant elle aussi √† une d√©couverte fortuite possible de la part d’un autre voisin. Je savais aussi que si j’ouvrais cette porte, ma vie allait basculer mais elle avait d√©j√† basculer… Jane et moi, nous nous aimions, nous le savions toutes les deux.Il y eu une derni√®re h√©sitation et, peu √† peu, toujours perch√© sur les talons de mes bottines XIXe, tremblant √† la fois de peur et ensuite d’une excitation grandissante, mes pas me port√®rent jusqu’√† ma porte. Jane √©tait l√†, je le sentais…La porte s’ouvrit alors, r√©v√©lant mutuellement de part et d’autre deux cr√©atures androgynes couvertes de lycra qui venaient de franchir leur peur… Jane √©tait superbe, toute de rouge et noire moul√©e. J’avais terriblement envie d’elle… Je tendis la main vers la sienne et elle m’attira √† elle… J’√©tais folle, folle d’inconscience et presque ivre de plaisir. Elle me guida jusqu’√† chez elle.Une heure plus tard, je rentrais chez moi, √©puis√©e par la passion saphique qui nous avait habit√©e et li√©e toutes les deux √† un si d√©licieux secret…

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